Test Nikon D5: stratosphérique !

 

 

 

J'ai pu tester le Nikon D5, un impressionnant appareil conçu pour les professionnels fin avril à travers Paris. Voici mon avis sur un boitier reflex incroyable et totalement hors du commun !



Caractéristiques principales: 

Capteur: FX CMOS 20,8 millions de pixels 35,9 x 23,9 mm

Ecran: 8 cm , 2 359 000 points, 4/3,  tactile (non orientable)

Rafale: 14 i/s avec levée du miroir ou 12 i/s

Obturateur: 30 s - 1/8000 s mécanique ou électronique avec le miroir levé

Dimensions et poids: 160 x 158,5 x 92 mm, 1405 g avec batterie et  deux cartes mémoire

Viseur: optique, champs 100 %, grossissement de 0,72 %

AF: détection de phase sur 153 points dont 99 en croix, 55 points sélectionnables 

Stabilisation: pas de stabilisation intégrée dans le capteur

ISO: 100 - 102 400, extensible 50 - 3 280 000

Vidéo: 4K à 30 i/s pendant 3 minutes, 1080 à 60 i/s

Connectique:  USB 3.0, sortie HDMI, entré audio, sortie audio, prise 10 broches, connecteur ethernet, port pour périphérique 


     

L'ergonomie et la qualité de construction:


Un avion de chasse ou un appareil photo ?

La première chose que l'on remarque avec le D5 c'est son gabarit impressionnant de 160 x 158,5 x 92 m. En effet c'est avec le Canon 1D X mark II le plus gros appareil photo du marché ! De plus, ce beau bébé pèse pas moins de 1405 grammes avec batterie (qui est d’ailleurs d'une taille très importante) et deux cartes mémoire.

On pourrait croire que l'ensemble est difficile à porter cependant je l'ai testé avec le très compacte et léger Nikkor 50 mm f/1.4 et grâce à la présence d'une imposante poignée offrant une préhension exceptionnelle, le poids est ainsi très bien réparti et l'ensemble est agréable à porter. A l'avant on retrouve trois boutons paramétrables (26 fonctions disponibles) qui tombent naturellement sous les doigts (il faut prendre en compte le fait que j'ai de grandes mains et que cette appareil n'est pas vraiment conçu pour les petites mains). 

Au niveau du déclencheur on retrouve une molette de réglage, la sélection Off/ON/lumière, le bouton ISO (il faut utiliser deux doigts pur changer les ISO), le bouton vidéo et la correction d'exposition. 

Sur le dessus on retrouve un écran LCD, la commende du mode de prise de vue, du braketing, du mode de mesure de la lumière et du type de prise de vue dont la fameuse rafale à 12 i/s ! On notera l'absence de flash interne, un classique sur ce genre de boitier.

Le dos du boitier est un vrai cockpit, un trèfle de sélection, molette de réglage, un 4ème bouton personnalisable, un écran tactile de 3,2 pouces de très bonne qualité dont le tactile est très réactif, un second écran LCD de rappel, un bouton i qui permet d’accéder à un petit menu de réglage et une foule de boutons en tous genres: menu, AF, visualisation, zoom, joysticks, qualité d'image, rafale, live view et j'en passe !

Cerise sur le gâteau, le viseur optique est exceptionnel, il est particulièrement agréable, très large et offre un niveau de confort impressionnant. Un excellent viseur optique mais optique, dans le sens où je suis habitué à utiliser un viseur électronique que je préfère car ce dernier montre la réalité de la photo et permet de visualiser les photos prisent directement dans le viseur.


Le D5 tient bien en main, c'est le cas de le dire !

Il ne faut pas oublier que le D5 est un appareil conçu pour un usage professionnel, la qualité de construction est au rendez vous, le boitier est entièrement en magnésium avec un chassie en métal. De plus, il dispose de très nombreux joints d’étanchéité, c'est simple tous les boutons en sont dotés. Le D5 étant entièrement tropicalisé, il est capable d’affronter les pires conditions de prise de vue comme la jungle ou encore le désert (à condition d'utiliser des optiques tropicalisées).



La qualité d'image:


Haut: 100 ISO, f/8, 1/500 de seconde (zoom dans l'image rapport 1:2 à droite).

Bas: 100 ISO, f/8, 1/320 de seconde.

La  qualité d'image du D5 est de haute volée, la dynamique est très large, les images sont riches et la colorimétrie est excellente. On retrouve le rendu particulier propre aux capteurs 24 x 36, le bokeh, notamment à f/1.4, est superbe et très voluptueux. J'ai testé le D5 avec le Nikkor 50 mm f/1.4, une optique de bonne qualité (sans être exceptionnelle aux grandes ouvertures) au format JPEG étant donné le poids important des fichier RAW fournit par le boitier.

 

La monté en ISO sur ce boitier est assez exceptionnel, de 50 ISO à 3 200 ISO, le bruit est imperceptible, et ce même en visualisant les images au rapport 1:1 sur un écran de 21 pouces, le bruit apparaît très légèrement à 6400 ISO où les couleurs perdent un peu de densité. A 12 800 ISO le phénomène s’accentue (un léger voile violet apparaît) mais les images reste totalement exploitable et on conserve encore de nombreux détails, c'est à 25 600 ISO où le bruit devient clairement visible, on perd les fins détails qui se lissent et on observe des taches violettes et vertes. 

A partir de 51 200 ISO on entre dans une autre dimension, celle des sensibilités extrêmes, les images à 51 200 ISO sont encore exploitables pour des tirages moyen et il y a encore de nombreux détails ! 

Au delà, le D5 déchante, le bruit devient très numérique, disgracieux, les détails sont noyés et l'image prend une teinte violette. 

A 3 280 000 ISO les images sont comparables à une soupe à la betterave et le mot "détail" n’existe plus !

 

On parle quand même ici d'un appareil capable de travailler de 50  à 51 600 ISO, c'est impressionnant !

100 ISO

25 600 ISO

800 ISO

51 200 ISO

3 200 ISO

102 400 ISO

12 800 ISO

204 800 ISO



100 ISO VS 3 280 000 ISO !!!



Le test sur le terrain:

Les touches rétroéclairées du D5.

Le D5 peut faire des photos sous la pluie, c'est un vrai point fort.


La première prise en main est un grand moment, la préhension de l'appareil est excellente et l'ensemble ne me parait pas si lourd. Je sors dans la rue et je me met directement en mode Manuel, de toute façon on n'a pas vraiment le choix sur le D5 (mode P, S, A ou M ). Je m'habitue en quelques minutes aux fonctions de bases, mise à part la rafale, étant donné que c’était la premier fois que je manipulais un Nikon, je n'ai pas trouver comment l'activer pendant une heure avant qu'une personne avec un D810 me l'indique. L'appareil est très réactifs, les commandes sont biens placées, les bases de appareils sont finalement faciles à maîtriser. L’écran tactile devient vite un vrai plus plus pour faire la mise au point et pour visualiser ses photos. Autre plus, les touches de la partie de gauche sont rétroéclairées, c'est très pratiques pour les photos de nuit notamment, il faut l'avouer, c'est la classe !

Arrivé au Louvre, il pleut, c'est l’occasion de mettre en avant la tropicalisation du D5, résultat j'était le seul à avoir un appareil sorti !

Après 7 heures de marche à travers Paris, le D5 me parait toujours relativement léger, le poids est vraiment très bien répartie et l'appareil est très agréable à porter, de plus il est très discret grâce à un revêtement gris mat qui n'attire pas l’œil, quasiment personne ne m'a arrêté ni remarqué, alors qu'avec mon petit Sony a6000 beaucoup de gens viennent me voir. L'ergonomie est bien pensé mais il me manque quelques élément pratique comme une troisième molette de contrôle, les ISO ne sont pas pratiques à changer, et un écran tactile.  



Conclusion:                                                    9,5/10

Le Nikon D5 est un appareil photo  pas comme les autres et exceptionnel, taillé pour les professionnels et fait pour vivre dans une jungle sous une énorme tempête. Un gabarit XXL qui lui confère une très bonne prise en main et qui lui permet d’être recouverts de boutons en tous genres. Son capteur 24 x 36 délivre des image très riches et est capable d'affronter l'obscurité jusqu'à 25 600 voir 51 200 ISO tout en gardant des détails. Ajoutez à cela un système AF particulièrement réactif, des vidéos en 4K à 30 i/s, une autonomie incroyable de plus de 2000 photos et un viseur optique particulièrement agréable.

Cependant tous n'est pas rose, le D5 étant fait pour affronter les pires conditions de prise de vue, il n'a ni Wifi, ni GPS, ni NFC, ni de flash, ni d'écran orientable, "seulement" 20 mégapixels, de la 4K pendant 3 minutes seulement et un poids de 1,4 kg tous de même. Ces nombreux défauts s'explique, le D5 est un appareil qui se doit d’être extrêmement résistant, le flash et l'écran orientable réduiraient cette résistance, les WIFI/GPS/NFC ne passent pas à travers le magnésium, il aurait fallut faire une partie en plastique ce qui aurait crée un point de faiblesse, un capteur plus défini aurai eu besoin d'un triple processeur et le problème de la 4K devrait être réglé via une mise à jour. Il ne reste que le poids important et la taille.

 

Tester un Nikon D5 est une expérience particulière, c'est un appareil à part qui vient d'une autre planète, après 7 heures de balade à travers Paris j'ai eu du mal à le rendre, c'est un signe !



Les plus:

  • Qualité d'image excellente jusqu'à 25 600 ISO.

  • Boitier entièrement tropicalisé.

  • Plage ISO record allant de 50 à 3 280 000.

  • Prise en main excellente.

  • Grip intégré.

  • Rafale jusqu'à 14 i/s

  • Une partie des touches sont rétroéclairées.

  • Vidéo 4K.

  • Viseur optique exceptionnel.

  • Autofocus sur 153 points.

  • Ecran tactile.

  • Autonomie record de plus de 2000 photos.

Les moins:

  • pas de défauts en soi, ses défauts étant liés à son usage extrême. 

Merci à Nikon France et à la boutique Sélection Photo Vidéo pour m'avoir permis de tester le Nikon D5.

Galerie photo D5 (non retouchées):




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Commentaires : 1
  • #1

    Harry (dimanche, 27 novembre 2016 19:41)

    Merci pour ce retour. Ca me donne envie d'acheter la bête mais trop cher pour un usage vraiment occasionnel.