Test de l'Olympus OM-D E-M 5 mark II.

 

 

 

J'ai pu tester l'E-M5 II au début de l'été en le prenant en mains pendant 3 heures, voici mon avis sur un boitier hybride expert assez particulier !



Caractéristiques principales: 

Capteur: Live MOS  4/3" 16 Mpx 17,3 x 13 mm

Ecran: 7,6 cm, 1.037.000 points, 3/2,  tactile monopoint et orientable sur rotule

Rafale: 10 ips sans stabilisation ni suivi AF

5 ips avec stabilisation et suivi AF

Obturateur: 60 s-1/8000 s en mécanique

60 s-1/16000 s en électronique

Dimensions et poids: 123,7 x 85 x 44,5 mm, 469 g avec batterie et carte mémoire

Viseur: Electronique, 2,36 millions de points, champs 100 %

AF: détection de contraste sur 81 points, AF continu disponible

Stabilisation: mécanique sur 5 axes

ISO: 100-25600

Vidéo: 1080 jusqu'à 60 ips

Connectique:  micro HDMI, USB 2.0, entré micro, WIFI




L'ergonomie:


L'interface assez riche de l'E-M5 II (photos de presse Olympus).

Au premier abord avec son faux prisme en toit, et dans sa version argenté (disponible aussi en noir), l'E-M5 II semble sortir des grandes heures de l'argentique, il n'en est rien !

L'E-M5 II dispose d'une interface assez complète avec des boutons personnalisables et deux mollettes de réglages mais pas de mollette de sélection verticale remplacé ici par un simple croix de sélection. La prise en main est correcte mais soufre d'un grip trop petit pour une bonne préhension (sauf pour les petites mains). L'écran de 3" est de bonne qualité, il est tactile (l’intérêt est limité à la mise au point tactile) de plus il est orientable sur rotule pour photographier sous tous les angles (mais pas très discret puisqu'il s'ouvre sur le coté) !

Le viseur est bon et agréable mais la haute résolution ne saute pas aux yeux. Le viseur électronique dispose d'un énorme avantage sur la visée reflex puisque l'on peut l'utiliser dans toutes les situations (effets créatifs, visualisation...), de plus il montre ce que voit réellement le capteur, les reflex montrant le monde selon l’œil humain !

Le flash, externe, est inclus dans tous les packs. La qualité de construction est très solide (alliage de magnésium), cependant certaines touches soufres d'un effet "plastique".

Les menus sont très complexes et manque un peu d’organisation, l'interface en générale n'est pas naturelle et le temps d'adaptation semble assez long. A telle point que je n'ai pas réussi à maîtriser le mode manuel (j'utilise le mode manuel 99 % du temps avec mon appareil).

Le design de l'E-M5 II est sérieux, voir trop sérieux, il manque de courbes et d'un peu de modernité (à moins de rechercher une allure rétro).



La qualité d'image:


Haut: 14-150 mm f/3.5-6.3, f/6.3, 1/320 s, 200 ISO.

Bas: 12-40 mm F/2.8 PRO, f/3.5, 1/160 s, 200 ISO.

La  qualité d'image de l'E-M5 II est très bonne sans être exceptionnelle jusqu'à 800 ISO, à partir 1600 ISO le lissage apparaît, à 3200 ISO le lissage est bien présent, la dynamique baisse et les images deviennent ternes mais elles sont encore exploitables au format A4, les sensibilités supérieurs sont à proscrire. La dynamique du capteur est un peu juste et les zones de hautes lumière peuvent vites être légèrement cramées. Les couleurs sont assez riches et la saturation de base de l'appareil est correcte.

Un des intérêts de l'E-M5 II est sa stabilisation 5 axes, pratique quand on pas son trépieds avec soi et que la lumière vient à manquer. Cette dernière ne m'a pas semblé extraordinaire mais je ne peux me prononcer sur ce poins n'ayant pas pu la mettre à l'épreuve.

L'E-M5 II dispose d'un mode 40 Mpx, la qualité est au rendez-vous mais ce mode nécessite un trépied et une sujet immobile.



Le test sur le terrain:

La première demi-heure de test fut assez compliquée: menus complexes et pas très logiques, écran qui s'éteint sans rien dire alors que l'appareil est allumé et enfin impossible de se servir du mode manuel à cause d'une interface compliquée. Il faut beaucoup de pratique et de la patience pour s'en sortir. 

Après être sorti de cette galère, j'ai testé le 12-40 mm F/2.8, très compact, équivalent à un 24-80 mm en Full-Frame et une qualité de piqué excellente (~1000€, c'est chère mais moins que les équivalents en Full-Frame).

Ensuite j'ai essayé de passer en 3:2 (l'appareil est de base en 4:3), après avoir arpenté les menu j'ai enfin trouvé, l'E-M5 II dispose de nombreux formats et c'est un vrai plus, par contre le passage en 3:2 fait perdre environ 2 Mpx, l'appareil n'en disposant déjà pas énormément (16 Mpx).

Après trois heure, je commence à comprendre un peu l'E-M5 II, par contre j'ai une légère douleur à mon index droit, la faute à l'attache en métal pour sangle mal placé qui gêne lorsque l'on tient trop longtemps l'E-M5 II à la main (c'est aussi en partie ma faute puisque je tient en générale les appareils à une main).



Le grand versus du bokeh: David contre Goliath !

Sony alpha 6000 à f/6.3.

Olympus OM-D E-M5 mark II à f/2.8.


A ma gauche, le (mon) Sony Alpha 6000: capteur APS-C 23,5 x 15,6 mm, 24 Mpx, sortie au premier semestre 2014.

A ma droite l'Olympus OM-D E-M5 mark II: capteur Micro 4/3" 17,3 x 13 mm, 16 Mpx, sortie au premier semestre 2015.

Je soulève ici un problème technique, en effet le capteur de l' E-M5 II est 1,5 fois plus petit que les capteur APS-C (reflex bas et milieu de gamme/hybrides Sony, Samsung et Fujifilm bas, milieu et haut de gamme) et deux fois plus petit que les fameux capteurs 24 x 36 mm Full-Frame (reflex haut de gamme/hybrides Sony alpha série 7). L'E-M5 II a donc plus de difficultés à produire un magnifique bokeh (flou d’arrière-plan). Un grand capteur, c'est aussi une plus grande facilité à gérer les hautes sensibilités, dans ce domaine et à partir de 3200 ISO, le Sony Alpha 6000 s'en sort mieux.

L'a 6000 gagne sur la qualité d'image, la monté en ISO, la compacité du boitier (malgré un capteur plus grand), le système autofocus (plus puissant et réactif), la rafale (11 ips avec AF) et sur la dynamique du capteur.

L'E-M5 II gagne quand à lui sur la qualité de construction (l’appareil est résistant aux intempéries), la stabilisation, l'écran sur rotule, un peu sur le viseur électronique et sur la gamme optique (attention Sony est en train de réagir).



Conclusion:                                                    8/10

L'Olympus OM-D E-M5 mark II est un boitier solide et à l'interface assez évolué. Doté d'une bonne qualité d'image et d'une très bonne gamme optique (avec quelques perles), d'une stabilisation 5 axes, d'un écran sur rotule, d'un viseur de qualité et d'un mode 40 Mpx. Ce beau tableau est terni par des menus complexes, une dynamique une pointe juste et une prise en main moyenne. L'E-M5 II est une bonne option si vous possédez un E-M5 mark I, un

E-M10 ou un équivalent de chez Panasonic, et ce avec une gamme optique déjà conséquente.

Cependant, l'E-M5 II es t'il en mesure d’affronter les reflex APS-C et ses camarades hybrides APS-C avec un capteur 4/3 " 1,5 fois plus petit moins apte à affronter les hautes sensibilités et les puissants flous d'arrière-plan, je n'en suis pas si sûre...



Les plus:

  • Bonne qualité d'image jusqu'à 1600 voir 3200 ISO.
  • Très bonne qualité de construction.
  • Stabilisation mécanique 5 axes.
  • Mode 40 Mpx.
  • Design rétro (pour les amateurs du genre).
  • Nombreux formats natifs de photos (4:3, 3:2, 16:9...).
  • Gamme d'objectifs très complète compatible avec Panasonic.
  • Viseur électronique agréable.
  • Obturateur électronique jusqu'à 1/16000 s.

Les moins:

  • Menus et interface trop complexes et peu naturelles.
  • Dynamique du capteur un peu faible.
  • Limites technique du capteur 4/3 " (bokeh...).
  • Mode 40 Mpx seulement avec trépied et sujet fixe.
  • Design rétro (pour les amateurs de modernité).
  • Grip trop petit pour une bonne préhension.
  • Seulement 5 ips avec la stabilisation et le suivi AF.

Merci à Olympus France et à la boutique Sélection Photo Vidéo pour m'avoir permis de tester l'E-M5 II.

Olympus OM-D E-M5 mark II, objectif 12-40 mm f/2.8 PRO, f/2.8, 1/500 s, 200 ISO.




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